Amniocentese

Écrit par les experts Ooreka

L'amniocentèse est un examen qui concerne environ 10 % des grossesses et a pour but de diagnostiquer les anomalies chromosomiques et certaines pathologies de l'enfant à venir.

Qu'est-ce que l'amniocentèse ?

L'amniocentèse est un examen qui consiste à réaliser un prélèvement de liquide amniotique dans le but de l'analyser.

Le liquide amniotique est le liquide dans lequel vit le foetus.

  • Le prélèvement se fait sous repérage et contrôle échographique.
  • Le geste ne dure que quelques secondes, avec une aiguille le médecin prélève une petite quantité de liquide amniotique.
  • Le prélèvement est pratiquement indolore. L'amniocentèse n'impose pas d'être hospitalisée mais nécessite une journée de repos après le geste.

Quand fait-on une amniocentèse ?

L'amniocentèse est principalement réalisée dans le cadre du dépistage entre la 15e et la 17e semaine d'aménorrhée lors :

  • d'antécédents d'anomalies chromosomiques ;
  • d'antécédents familiaux de maladie héréditaire ;
  • de séroconversion de la toxoplasmose au cours de la grossesse ;
  • d'anomalies à l'examen de la clarté nucale et de la prise de sang pour la trisomie 21 ;
  • de malformation ou retard de croissance à l'échographie ;
  • d'âge maternel supérieur à 38 ans.

L'amniocentèse peut être réalisée à tout moment de la grossesse en cas d'anomalie décelée sur une échographie.

À quoi sert l'amniocentèse ?

L'amniocentèse permet d'analyser des cellules de desquamation foetales présentes dans le liquide amniotique, les petites pertes de peau naturelles du foetus.

Il est possible d'établir un caryotype à partir de ces cellules, c'est-à-dire l'analyse des chromosomes du foetus.

L'amniocentèse permet également l'étude du liquide amniotique notamment lors de la recherche de certaines pathologies foetales ou la recherche de maladies infectieuses transmissibles de la mère à l'enfant. L'analyse des résultats nécessite une quinzaine de jours.

Les risques de l'amniocentèse

Le principal risque de l'amniocentèse est la fausse couche qui peut survenir dans 0,5 % des cas.

Il existe aussi un risque infectieux mais qui est faible dans les conditions habituelles d'asepsie.

Bon à savoir : afin de limiter le recours à une amniocentèse, il est possible de recourir dans un premier temps à un DPNI (diagnostic prénatal non invasif). Cet examen consiste à prélever un échantillon sanguin de la femme enceinte afin d'analyser l'ADN fœtal libre circulant dans le sang maternel. Il a été introduit dans la liste des examens de diagnostic prénatal par le décret n° 2017-808 du 5 mai 2017.



Pour aller plus loin


Trouver un médicament

Plus de 25 000 fiches médicaments issues de la base de données de l'Assurance maladie.

Que recherchez-vous ? (médicament, principe actif, maladie...)

Ce critère permet de chercher votre médicament par :

  • son nom commercial (ex. : Doliprane, Efferalgan, Aspégic, etc.) ;
  • ou par sa substance active (ex. : paracétamol, aspirine, ibuprofène, etc.) ;
  • ou par la maladie, symptôme ou trouble que vous souhaitez traiter (ex. : migraine, état fébrile, douleur légère, etc.).

Tatie Jeanine n’aura plus le dernier mot

En vous inscrivant, profitez en exclu de nos services gratuits :

(Promis, on ne vous spammera pas)

OK
Surveillez votre boite mail, vous allez bientôt recevoir notre newsletter !

Liens rapides