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Les traitements contre la stérilité existent depuis la nuit des temps

La première étape, avant d'entamer un quelconque traitement contre la stérilité, est l'analyse du bilan d'infertilité du couple.

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Traitement stérilité : selon le résultat du bilan d'infertilité

Le type de traitement proposé dépend de ce résultat.

Le bilan est totalement négatif : 10 à 15 % des cas

Lorsque le bilan d'infertilité ne permet pas d'établir une cause (étiologie), on parle d'infertilité ou de stérilité idiopathique. Ces stérilités représentent 10 à 15 % des cas.

Le traitement approprié à la stérilité du couple dépend alors de plusieurs facteurs :

  • l'âge de la femme ;
  • la vie sexuelle du couple ;
  • la durée de la recherche de grossesse.

Si la cause de stérilité est identifiée

Si le bilan a permis d'identifier la ou les raisons d'infertilité ou de stérilité, un traitement pour restaurer les possibilités de grossesse naturelle est proposé :

  • lorsque les trompes sont obstruées, c'est-à-dire en cas de pathologie tubaire, une réparation chirurgicale peut être envisagée ;
  • dans certains cas de stérilité masculine, l'administration d'une préparation hormonale pour pallier au déficit de LH et FSH est envisagée, c'est-à-dire le recours à un traitement hormonal.

Les techniques d'AMP (d'aide médicale à la procréation) ou PMA (procréation médicalement assistée) seront proposées.

3 types de traitements de la stérilité avec la PMA

Il existe trois techniques principales d'Aide médicale à la procréation :

Insémination artificielle : 4 à 8 essais maximum

L'insémination artificielle consiste à déposer une préparation de spermatozoïdes au niveau des voies génitales féminines, la plupart du temps directement dans l'utérus :

  • les spermatozoïdes préparés permettent d'obtenir une préparation riche en spermatozoïdes normaux et mobiles ;
  • actuellement, on n'utilise quasiment plus de spermatozoïdes non préparés.

Dans la plupart des cas, cette insémination est intra-utérine :

  • elle est déposée directement dans l'utérus ;
  • les spermatozoïdes auront ensuite à gagner les trompes pour rencontrer et féconder l'ovule.

Cette technique est préconisée en cas :

Le nombre d'essais varie selon les cas :

  • en cas d'insémination avec le sperme du conjoint : 4 à 6 essais avec stimulation ovarienne ;
  • en cas d'utilisation d'un don de sperme : jusqu'à 8 essais.
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Stimulation ovarienne : 10 à 15 % de chance de grossesse

Lorsque le cycle de la femme ne s'effectue plus normalement ou mal, il est possible de le restaurer artificiellement grâce à la stimulation ovarienne. Les chances de grossesses sont de 10 à 15 %.

Les traitements :

  • sont moins lourds qu'en cas de FIV ;
  • et peuvent être répétés plus souvent.

La stimulation s'effectue à l'aide de deux produits : le citrate de clomifène et les gonadotrophines,

Traitement de la stérilité : la fécondation in vitro ou FIV

La FIV ou fécondation in vitro comprend quatre étapes effectuées en laboratoire :

  • la stimulation ovarienne ;
  • la ponction folliculaire ou prélèvement ovocytaire ;
  • la fécondation in vitro elle-même (FIV) ;
  • le transfert embryonnaire : on transfère 1 à 3 embryons, les embryons supplémentaires sont congelés en vue de donner des chances supplémentaires de grossesses.

Il existe plusieurs niveaux de FIV :

  • FIV classique : s'il n'y a pas d'anomalie spermatique, on place une petite quantité de spermatozoïdes autour de chaque ovocyte et on laisse la fécondation s'effectuer normalement ;
  • FIV assistée :
    • s'il existe des anomalies du sperme, ou si une tentative antérieure a échoué, on fait une ICSI, c'est-à-dire l'injection d'un spermatozoïde au sein même de l'ovule, implantée ensuite dans l'utérus ;
    • cela permet d'obtenir un embryon (ovocyte fécondé) dans 60 % des cas.
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Traitement contre la stérilité : des inconvénients

Les différents traitements médicaux proposés pour favoriser une grossesse entraînent des inconvénients physiques et psychologiques.

Effets physiques : poids, mal au dos, syndrome d'hyperstimulation

Aucun traitement médical et à fortiori chirurgical quel qu'il soit, n'est sans risque. Voici quels sont les principaux :

Conséquences physiques des techniques de PMA

Techniques Conséquences
Stimulation ovarienne hormonale Peut induire :
  • une pris de poids chez la patiente, de 500 g à quelques kilos ;
  • des problèmes de dos fréquents (peut-être en rapport avec la pression psychologique) ;
  • des pressions pelviennes ;
  • des risques de thrombose veineuse due aux modifications qu'elle induit sur la coagulation sanguine (à cause de l'augmentation des taux d'œstrogènes).
FIV Les complications liées aux FIV (Fécondation in vitro) sont liées au prélèvement de l'ovocyte : infections ou hématomes : rares, mais justifient une surveillance de la patiente après le prélèvement.
Procréation médicalement assistée en général Le syndrome d'hyper stimulation ovarienne (SHO) est le risque majeur de ces traitements :
  • il entraîne une trop grande production de follicules : la masse des ovaires augmente engendrant douleurs abdominales, torsion ovarienne pouvant aller jusqu'au geste chirurgical ;
  • 3 à 6 % des patientes ayant recours à la procréation médicalement assistée en souffriraient ;
  • dans certains cas, rares, cela peut être mortel.

PMA : conséquences psychologiques sur le couple

Les répercussions psychologiques de ces traitements peuvent être pénibles dans la vie du couple concerné :

  • la mise en place d'un protocole de PMA peut être lourde et nécessiter une grande souplesse des horaires d'une femme et/ou d'un couple qui s'y engage ;
  • entrer dans une démarche de PMA peut aussi :
    • mettre la patiente dans un état émotionnel obsessionnel quant à sa grossesse ;
    • la conduire à s'isoler de son travail et même dans son couple ;
  • une baisse de libido est fréquente chez les couples ayant recours à une PMA ce qui a pour effet d'accentuer les problèmes existants.

Lors d'une FIV, il faut prélever la glaire cervicale 8 heures après le rapport sexuel : la surveillance peut être mal vécue par le couple.

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