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La fécondité est l'inverse de la stérilité. Elle peut avoir plusieurs sens : biologique et démographique.

Fécondité : capacité d'une espèce à se reproduire

En biologie, la fécondité exprime la capacité d'une espèce (animale ou végétale) :

  • à se reproduire,
  • et à assurer sa perpétuation.

Le terme fécondité ou fécond s'applique :

  • à une espèce en général,
  • ou plus spécifiquement aux femelles de l'espèce en question, mais aussi à un individu que l'on dit alors fécond ou fertile.

Chez l'homme et la femme, la fécondité obéit à un ensemble de règles biologiques. Les cellules reproductrices de la femme et de l'homme sont appelées les gamètes.

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Indice démographique de fécondité : France et monde

La fécondité est aussi un indice démographique. Il est égal au nombre d'enfants nés vivants de la population des femmes en âge de procréer.

Indice de fécondité : 2,01 enfants par femme en France

En 2012, la France est avec 2,01 enfants par femme, le pays le plus fécond d'Europe selon l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques). En 2008, ce taux était même légèrement plus élevé, avec 834 000 naissances : soit 2,02 enfants par femme.

La tendance en France est aux grossesses de plus en plus tardives : le premier enfant arrive en moyenne à 30 ans, soit 2 ans plus tard qu'en 1998.

Dans le monde, il existe de très fortes disparités du taux de fécondité selon les contextes socioculturels, économiques et religieux.

Taux de mortalité des enfants et des femmes en couche : encore lourd

Selon l'UNICEF, la santé maternelle et néonatale est à l'amélioration. De 1990 à 2007, le nombre d'enfants de moins de 5 ans qui n'a pas survécu est passé de 13 à 9,2 millions, soit une diminution de l'ordre de 30 % environ. Dans le monde :

  • 4 millions d'enfants meurent chaque année dans les 4 semaines qui suivent leur naissance,
  • 80 millions d'enfants souffrent de séquelles ou de complications dues à une naissance prématurée,
  • le nombre de décès des femmes en couches stagne autour des 500 000 décès par an.

Malgré la volonté des Nations Unies de fortement diminuer la mortalité infantile et le décès des mères en couche, ces taux ne baissent que très lentement. L'ONU estime que 80 % des décès des femmes en couches sont attribuables à un manque d'accès aux sages-femmes et aux services élémentaires de santé.

Fécondité : la puberté est le début de l'activité féconde

La fécondité se met en place à la puberté, entre 10 et 15 ans, ou plus tard selon les individus.

Signes de la poussée pubertaire : pilosité, seins, sperme, règles

À la puberté, on assiste à la poussée pubertaire qui se caractérise par :

  • la croissance des seins chez la jeune femme,
  • le développement de la pilosité,
  • la mise en place des premières règles,
  • les premières émissions de sperme chez le garçon.

Fécondité de la jeune fille : due à une sécrétion hormonale

À cet âge, c'est une sécrétion hormonale qui va permettre la transformation du corps de la jeune fille jusqu'alors non féconde, en une jeune fille féconde et fécondable :

SÉCRÉTION HORMONALE À LA PUBERTÉ
PUBERTÉ L'hypothalamus sécrète du GnRH dont les pics, la durée et l'amplitude vont déterminer le rythme indispensable au fonctionnement normal du cycle.
Lorsque la pulsatibilité (pics, durée et amplitude) de la GnRH est adéquate, elle entraîne la sécrétion de FSH qui provoque la croissance folliculaire et le démarrage des cycles.

Cette sécrétion hormonale marque le début d'une activité d'environ 400 cycles menstruels.

Ovogenèse

Article

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Début de la vie génitale de la jeune fille

La transformation du corps de la jeune fille révèle le développement de caractères sexuels dits secondaires : les seins, les poils, etc.

Les premiers cycles sont plus ou noms réguliers d'abord, puis se régularisent, excepté dans les cas pathologiques. C'est le début, l'origine de ce qui est appelé « la vie génitale » de la jeune fille. Celle-ci peut alors être enceinte si elle a des rapports sexuels avec un garçon lui-même pubère et fécond.

Période de fécondité de la femme : 12 à 51 ans en moyenne

Selon les statistiques :

  • une fillette a en moyenne ses règles vers l'âge de 12 ans et demi,
  • une femme sur deux est ménopausée (c'est-à-dire cesse d'avoir ses règles) à 51 ans.

Ces moyennes masquent bien entendu des cas particuliers :

  • certaines petites filles ont leurs règles dès l'âge de 10 ans, d'autres à 16 ans ;
  • l'âge de la ménopause peut lui aussi varier entre 40 et 60 ans sans qu'il y ait pathologie.

Les femmes pensent être fertiles de la même manière du début jusqu'à la fin de leur période de fertilité, mais la fertilité et la fécondité féminines décroissent lentement dès l'âge de 36 ans.

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Favoriser sa fécondité : l'aide des méthodes naturelles

Pour favoriser une grossesse, il est important de bien connaître les périodes de fécondité du cycle de la femme. Les méthodes dites « naturelles » ont été élaborées il y a plusieurs dizaines d'années pour cela. Par une observation quotidienne des modifications de son corps (glaires, température), elles permettent à la femme (et au couple) de connaître parfaitement :

  • son cycle,
  • et donc les meilleurs moments du cycle pour démarrer une grossesse.

Parmi ces méthodes, on trouve :

Les couples peuvent être accompagnés, au quotidien, par des spécialistes de ces méthodes.

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