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L'échographie pelvienne est une technique d'imagerie qui permet d'explorer la partie abdominale basse, ou pelvis, grâce à des ultrasons. Non invasive, indolore, elle est fréquemment utilisée et peut être répétée chez une même personne sans aucun danger. Principe, déroulement, résultats, on vous dit tout sur l'échographie pelvienne.

Principe de l'échographie pelvienne

L'échographie pelvienne utilise des ondes sonores à haute fréquente, ou ultrasons, émises par une sonde. Elles sont réfléchies par les structures internes du corps en fonction de leur densité et récupérées par un récepteur situé également dans la sonde, pour produire les images échographiques. 

Les ultrasons sont absorbés par les gaz et arrêtés par les structures dures. L'échographie est utilisée pour examiner l'abdomen, le cœur ou certaines structures musculo-tendineuses, mais elle peu ou pas efficace pour examiner le cerveau ou les os. 

L’examen est réalisé par un radiologue et est indolore. Seule la pression de la sonde peut provoquer un léger inconfort. Il n'y a pas d'irradiation due à l'échographie, contrairement à la radiographie ou au scanner.

L'échographie permet d'explorer le pelvis, partie de l'abdomen située au niveau du bassin et de visualiser les ovaires, l'utérus et la vessie chez la femme, la vessie et la prostate chez l'homme. Le doppler couplé à l'échographie permet de voir la vascularisation pelvienne.

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Déroulement de l'échographie pelvienne

Pour procéder à une échographie pelvienne, il faut le plus souvent avoir la vessie pleine, en ayant bu 1 litre d'eau 1 à 2 heures avant l'examen. Le radiologue peut toutefois demander au patient en cours d'examen d'aller uriner pour étudier, dans un second temps, les organes vessie vide. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun ni de ne pas avoir ses règles.

L'échographie pelvienne peut se pratiquer de plusieurs manières :

  • par voie sus-pubienne : la sonde est posée au-dessus du pubis, après l’application d’un gel facilitant la propagation des ultrasons ;
  • par voie endovaginale chez la femme : une sonde spécialisée est introduite dans le vagin de la patiente, ce qui permet d'obtenir des images plus détaillées, la sonde étant au plus près des organes gynécologiques (il faut dans ce cas avoir la vessie vide) ;
  • par voie endorectale chez l'homme : la sonde est introduite dans le rectum pour obtenir de meilleures images de la prostate.

L'examen dure 30 à 40 min en moyenne. Le radiologue rédigera ensuite un compte rendu à transmettre au médecin traitant.

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Dans quels cas prescrire une échographie pelvienne ?

L'échographie pelvienne est prescrite dans de nombreuses situations, lorsque le médecin soupçonne une anomalie au niveau des organes pelviens ou pour lui permettre de suivre l’évolution d’une maladie déjà diagnostiquée.

Échographie pelvienne chez la femme

L'échographie pelvienne chez la femme, ou échographie gynécologique, est prescrite pour explorer :

  • des douleurs pelviennes ou des saignements inexpliqués ;
  • un début de grossesse : pour une datation, avant une interruption volontaire de grossesse, pour la recherche de fausse couche ;
  • la vessie : taille, paroi, résidu post-mictionnel (après avoir uriné), signe de cancer ;
  • l'utérus et son col : taille, position, emplacement de stérilet, présence de fibromes ou de polypes, signes d'infection, épaisseur de l'endomètre, suivi de cancer ;
  • les ovaires : pour faire un bilan d'infertilité, visualiser l'activité folliculaire ou rechercher des kystes ou tumeurs ;
  • les trompes de Fallope : signes d'infection faisant suspecter une salpingite, présence d'une grossesse extra-utérine ;
  • les ganglions ;
  • la vascularisation pelvienne grâce au doppler.

Échographie pelvienne chez l'homme

Chez l'homme, l'échographie pelvienne permet d'explorer : 

  • des troubles mictionnels en visualisant la vessie et la prostate : taille, forme, paroi de la vessie, résidu post-mictionnel (après avoir uriné) ;
  • la prostate : taille, signe d'infection ou de cancer ;
  • les ganglions, la présence de liquide dans la cavité abdominale (ascite) ou des masses suspectes au niveau des organes avoisinants.
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