Accouchement par voie basse après une césarienne

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Avant, lors d'une deuxième grossesse, il était courant qu'une femme ayant subi une césarienne pour le premier enfant réitère cette opération pour le deuxième. Depuis les années 2000, de plus en plus de femmes préfèrent adopter un accouchement par voie basse après une césarienne pour leur deuxième grossesse. On parle alors d'AVAC, c'est-à-dire un accouchement vaginal après une césarienne, ou encore un accouchement par voie basse après une césarienne. Faisons le point sur l'AVAC : dans quels cas est-il possible ? Quels sont les risques ? Comment s'y préparer ? Comment se déroule l'accouchement ?

Dans quels cas un AVAC est-il possible ?

Bien que la première grossesse ait eu lieu par césarienne, de plus en plus de femmes enceintes ont la possibilité de réaliser leur second accouchement par voie basse. Néanmoins, la mise en place d'un AVAC est conditionnée par l'avis des professionnels de santé.En effet, certains critères peuvent permettre de réaliser un AVAC tandis que d'autres paramètres le rendent impossible. Un accouchement par voie basse après césarienne peut notamment être accepté par les médecins dans les cas suivants :

  • Si la femme enceinte n'a subi qu'une seule césarienne.
  • Si plus d'un an sépare les deux accouchements.
  • Si la femme enceinte a d'ores et déjà accouché par voie naturelle, comme c'est le cas lors d'un premier enfant né par voie basse et le second enfant par césarienne.
  • Si le premier accouchement par césarienne a été réalisé en raison d’un souci ponctuel comme un bébé se présentant par le siège, un bébé avec un poids de plus de 4 kg, la naissance de jumeaux, la disposition d’un placenta bas-inséré ou encore une souffrance fœtale pendant la grossesse ou l’accouchement.
  • Si le travail est enclenché spontanément lors de l’accouchement.

Dans quels cas un AVAC est-il impossible ?

À l'inverse, un accouchement par voie basse après césarienne est notamment impossible dans les cas suivants :

  • Si la femme enceinte a déjà subi plusieurs césariennes.
  • Si la femme enceinte présente un problème médical permanent, pouvant conduire à des complications lors de la grossesse et l'accouchement.
  • Si la grossesse du deuxième enfant ne se déroule pas comme prévu, avec la survenue de soucis ponctuels.

Quels sont les risques d’un AVAC ?

Lors d'un AVAC, le risque majeur est la rupture utérine. Ce risque est lié au premier accouchement par césarienne. En effet, la cicatrice due à la césarienne au niveau de l'utérus peut se rompre au cours des derniers mois de la grossesse ou lors de l’accouchement. Bien que ce phénomène reste rare, les professionnels de santé alertent les femmes enceintes sur ce risque car il peut entraîner des complications pour l'accouchement et le bébé.

Comment se déroule un AVAC ?

Pour limiter le risque de rupture utérine, un AVAC est réalisé sous surveillance médicale renforcée. Pendant toute la durée de l'accouchement, les professionnels de santé restent très vigilants en surveillant différents paramètres dont les saignements, les douleurs, le rythme cardiaque et le type de contractions. Un AVAC se déroule plus facilement si le travail démarre naturellement. En effet, un déclenchement artificiel peut augmenter le risque de rupture utérine. Dans le cas où une rupture surviendrait, l'équipe médicale se tient prête à réaliser une césarienne en urgence puis à réparer la plaie. Bien que ce cas soit rare, il est important de pouvoir l'anticiper pour éviter la survenue de complications.

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Comment se préparer à un AVAC ?

Un AVAC doit se faire sur l'avis et l'accord de son médecin. De plus, un suivi spécifique est nécessaire, aussi bien durant la grossesse que lors de l'accouchement. Un accompagnement adapté et régulier par les professionnels de santé est ainsi indispensable pour faciliter un AVAC et limiter le risque de complications.

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