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L’hypospermie fait partie des troubles de l’éjaculation chez l'homme. Elle correspond à une quantité insuffisante de sperme émise au moment de l’éjaculation. La principale conséquence de l’hypospermie est une diminution de la fertilité masculine, qui peut conduire le couple parfois à recourir à des techniques de procréation médicalement assistée pour concrétiser un projet parental.

Troubles de l’éjaculation et hypospermie

Les troubles de l’éjaculation sont peu diagnostiqués en dehors des consultations dédiées à l’assistance médicale à la procréation. Il est donc difficile d’estimer la proportion réelle d’hommes touchés par ce type de problème.

Plusieurs troubles de l’éjaculation peuvent être observés :

  • l'hypospermie qui est donc une forme atténuée d’aspermie, avec un volume d'éjaculat inférieur à 1,5 ml ;
  • l'aspermie qui correspond à l’absence d’expulsion de sperme ;
  • l'éjaculation précoce, le trouble sexuel masculin le plus fréquent ;
  • l'éjaculation rétrograde, qui se définit comme une aspermie ou une hypospermie associée à la persistance d’un orgasme. Le sperme est reflué vers la vessie et non éjaculé ;
  • un retard à l’éjaculation, constaté lorsque le délai pour obtenir l’éjaculation est supérieur à 20 ou 30 min ;
  • l'éjaculation douloureuse, associant une éjaculation normale à des douleurs survenant pendant ou après.

Causes de l’aspermie et de l’hypospermie

L’hypospermie et l’aspermie sont donc étroitement liées et ont généralement les mêmes causes. L’hypospermie peut ainsi survenir dans différents contextes :

  • Dès la naissance, des anomalies morphologiques au niveau de l’appareil génital masculin peuvent occasionner une hypospermie. Des mutations génétiques peuvent être à l’origine de ces malformations.
  • À la suite d’un traitement médicamenteux, par exemple avec des antidépresseurs, des neuroleptiques ou certains alpha-bloquants (médicaments utilisés dans le traitement de l’adénome de la prostate). Généralement, l’éjaculation redevient normale quelques jours après l’arrêt du traitement médicamenteux responsable.
  • Après une intervention chirurgicale dans l’enfance ou à l’âge adulte. Les interventions chirurgicales au niveau du bas du ventre et de la région pelvienne peuvent provoquer des lésions des nerfs innervant l’appareil génital masculin. Une hypospermie ou une aspermie irréversibles peuvent alors survenir.
  • L’hypospermie peut avoir une origine neurologique associée à des maladies chroniques neurologiques (maladie de Parkinson, sclérose en plaques) ou entraînant des complications neurologiques (diabète). Généralement, l’hypospermie est alors définitive.
  • Des troubles endocriniens peuvent également provoquer une hypospermie. Elle est alors très souvent associée à d’autres troubles sexuels et hormonaux.
  • L’hypospermie enfin est parfois une conséquence d’infections urogénitales (gonocoque, Chlamydia trachomatis, tuberculose). Avec l’amélioration du dépistage et des traitements antibiotiques, ces infections sont mieux soignées et le risque d’hypospermie diminue.

Diagnostic de l’hypospermie

Pour diagnostiquer un trouble de l’éjaculation ou rechercher une cause d'infertilité, un examen est incontournable, le spermogramme. Le sperme est recueilli par masturbation dans un récipient stérile puis analysé au laboratoire. Différents paramètres du sperme sont évalués et permettent de mettre en évidence et de caractériser certains troubles :

  • la viscosité ;
  • le volume qui doit normalement être compris entre 2 et 6 ml ;
  • le pH ou degré d’acidité du sperme ;
  • la numération des spermatozoïdes ;
  • la présence de différentes cellules (celles de l’urètre, globules blancs) ;
  • la vitalité des spermatozoïdes ;
  • la mobilité des spermatozoïdes ;
  • la présence de spermatozoïdes de forme anormale.
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Dans le cas de l’hypospermie, seul le volume peut être affecté et il est alors inférieur à 1,5 ml. Parfois, d’autres paramètres sont également altérés en cas de troubles associés.

Tout trouble de l’éjaculation nécessite une prise en charge médicale appropriée associant :

  • la connaissance des antécédents médicaux ;
  • l’analyse du ou des troubles sexuels ;
  • un examen clinique général, notamment un toucher rectal et un examen neurologique ;
  • des analyses sanguines et d'urine (dosages hormonaux, glycémieECBU) ;
  • une échographie pelvienne, voire une IRM (imagerie par résonance magnétique) pelvienne.
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Conséquences de l’hypospermie

L’hypospermie se caractérise donc par un volume de sperme inférieur à la normale. La principale conséquence de l’hypospermie est une diminution de la fertilité masculine. Selon l’origine de l’hypospermie, l’impact sur la fertilité est plus ou moins important. Mais dans tous les cas, un faible volume de sperme limite fortement les possibilités de fécondation et donc de conception, par différents aspects :

  • un mauvais contact entre le sperme et la glaire cervicale féminine ;
  • un faible pouvoir tampon pour neutraliser l’acidité vaginale ;
  • un nombre réduit de spermatozoïdes.  

Certaines causes d’hypospermie sont réversibles et il suffit alors de traiter la cause pour supprimer le trouble et ainsi rétablir une fertilité normale. Dans les autres cas, lorsque la cause de l’hypospermie n’est pas curable, des techniques de procréation médicalement assistée peuvent être proposées aux couples ayant un projet parental. Le plus souvent, la fécondation in vitro (FIV) est privilégiée en cas d’hypospermie.

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