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Une grossesse dure entre 37 et 41 semaines. Après on parle de grossesse prolongée, et de terme dépassé. Reprenons ces nombres et ces mots en détail pour mieux comprendre la conduite médicale à tenir.

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Accouchement après terme : la grossesse prolongée

Une grossesse est dite à terme quand sa durée se situe entre 259 et 293 jours.

Elle est prolongée quand elle excède 42 semaines, soit 294 jours après le premier jour des dernières règles.

L'Organisation Mondiale de la santé, l'OMS, situe un accouchement à terme entre 37 et 42 semaines d'aménorrhées.

Une fois les 42 semaines d'aménorrhées atteintes, on parle de déclenchement artificiel.

Risques d'un accouchement après terme

La grossesse prolongée est rare. Mais elle a une action dangereuse pour le bébé. Elle se caractérise par un placenta défaillant (une diminution des échanges fœto-maternels gênent la nutrition et l'oxygénation du bébé) qui risque d'entraîner une souffrance fœtale avec souffrance cérébrale pouvant aller jusqu'à la mort in utéro par asphyxie brutale.

Ce syndrome s'observe par différents signes :

  • une perte de poids de la mère ;
  • la hauteur utérine ne progresse plus ;
  • la quantité de liquide amniotique se réduit ;
  • le monitoring montre des signes de souffrance du bébé.

Surveillance rapprochée à partir de 41 semaines d'aménorrhées

À partir de 41 semaines, un examen quotidien (ou tous les deux jours) et attentif vérifie la vitalité du bébé par monitoring et échographie :

  • le rythme cardiaque du bébé par monitoring ;
  • la quantité de liquide amniotique par une palpation ;
  • la progression de la hauteur utérine et du périmètre ombilical par leurs mesures ;
  • la tonicité du bébé.

Le plus souvent, le travail se déclenche spontanément. La mère est cependant entourée et surveillée avec rigueur dès le début du travail du fait du risque de souffrance foetale.

Sinon, le déclenchement du travail sera la méthode la plus utilisée.

La césarienne peut être indiquée en cas de signes de souffrance du bébé, s'il y a des anomalies du rythme cardiaque qui surviennent ou s'aggravent.

À la naissance, le nouveau-né est attentivement pris en charge.

Accouchement après terme : que faire pour accélérer l'arrivée du bébé ?

Pratiques « douces »

Certaines pratiques naturelles peuvent favoriser la mise en route du travail pour éviter un déclenchement artificiel :

  • Marcher, se promener pour profiter de la gravité qui favorise la pression de la tête du bébé sur le col de l'utérus.
  • Des huiles essentielles en massage du bas du ventre et dans le dos, avec avis médical.
  • Des plantes si vous avez habitué votre corps à la phytothérapie tout au long de votre grossesse. La tisane de feuilles de framboisier prépare les tissus du col et aide l'utérus à être plus tonique ; la tisane d'ortie aide la progression du travail. Demandez conseil à une sage-femme formée en phytothérapie.
  • L'homéopathie.
  • L'acupuncture libère les émotions et des blocages corporels. Consultez un praticien spécialiste de la maternité ou une sage-femme acupunctrice.
  • L'ostéopathie libère l'organisme de tensions (ligaments de l'utérus, bassin…) et aide ainsi le bébé à bien s'engager.

Pratiques médicales

Avec l'accord de la femme enceinte, le médecin gynécologue-obstétricien peut, dans certaines situations effectuer un décollement des membranes : c'est un procédé induisant un travail spontané dans les 7 jours suivants, pour certaines femmes.

Pour le déclenchement de l'accouchement, l'équipe obstétricale utilise l'ocytocine (qui est une hormone stimulant les contractions utérines lors du travail et de l'accouchement) ou bien des prostaglandines (employées en gel ou en tampons vaginaux).

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