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Ressentir des contractions au cours des dernières semaines de grossesse est loin d'être anormal ! Mais si elles sont trop fréquentes et qu'elles agissent sur le col de l'utérus, il y a un risque d'accouchement prématuré.

Faisons le point sur l'utérus contractile.

Utérus contractile : caractéristiques

Qu'est-ce que c'est ?

L'utérus est constitué d'un muscle lisse, le myomètre, qui se contracte spontanément au cours de la grossesse. Ces contractions, d'une durée d'une demi-minute à une minute, sont souvent ressenties par les femmes à partir du quatrième mois de grossesse, sans générer de douleurs particulières. Certaines passent ainsi inaperçues. Elles sont irrégulières, de faible intensité, à la différence de celles vécues au moment de l'accouchement. On les appelle « contractions de Braxton-Hicks » ; leur survenue est normale, et permet au corps de se préparer pour le jour de la naissance.

Mais lorsque celles-ci sont très fréquentes, et se produisent au moindre effort, l'utérus est qualifié de contractile. Au-delà de 10 contractions par 24 heures, il faut en parler au spécialiste qui suit la grossesse, pour s'assurer qu'elles n’entraînent pas l'ouverture du col de l'utérus. Elles pourraient être à l'origine d'une naissance prématurée, c'est-à-dire survenant avant la 37ème semaine d'aménorrhée.

Contractions ou mouvements du bébé ?

Il n'est pas toujours facile de faire la différence entre une contraction et les sensations provoquées par le bébé qui effectue des mouvements, surtout lors d'une première grossesse ! Chacune de ces situations peut tendre le ventre. Un bon moyen de les distinguer est leur étendue : en cas de contraction, l'ensemble du ventre durcit, alors que la tension est plus localisée lorsqu'elle est provoquée par l'activité du bébé.

Examens

La sage femme ou le gynécologue examine le col de l'utérus à l'aide d'un toucher vaginal pour déterminer si les contractions agissent sur son degré d'ouverture, puis procède à un monitoring, qui enregistre les contractions pendant 1 heure pour apprécier leur nombre et leur intensité. Enfin, une analyse d'urine permet de s'assurer de l'absence d'une infection, qui pourraient causer ce type de manifestations. En fonction de ces résultats de ces examens, il propose une prise en charge adaptée à la situation de sa patiente.

Traitement de l'utérus contractile

Il est possible de réduire les contractions, pour repousser le moment de l'accouchement, par différentes approches.

Repos

En cas d'utérus contractile, il convient de limiter au maximum les activités physiques, le port de charge, les trajets en voiture... Dans les situations les plus préoccupantes, un alitement complet est recommandé.

Médicaments

Différentes familles de médicaments peuvent limiter les contractions de l'utérus. Il s'agit :

  • des anti-spasmodiques, comme le Spasfon Lyoc ;
  • des tocolytiques comme le Salbutamol, par voie orale ou intraveineuse.

Pour les grossesses de moins de 34 semaines d'aménorrhée, des corticoïdes seront administrés pour accélérer la maturation des poumons du fœtus, et ainsi réduire les risques d'un éventuel accouchement prématuré.