Faux positif sur un test de grossesse

Sommaire

Attendre les résultats d'un test de grossesse fait à domicile, quelle angoisse ! Mais peut-on toujours se fier au résultat affiché ? Malgré leur grande fiabilité, il arrive parfois que celui-ci soit erroné.

Découvrons dans quelles circonstances peuvent survenir les « faux positifs ».

Qu'est-ce qu'un test de grossesse « faux positif » ?

Les tests de grossesse réalisés à la maison reposent tous sur le même principe : ils mettent en évidence la présence de l'hormone gonadotrophine chorionique, la « béta-hCG », dans les urines. Cette substance est produite par le futur placenta et témoigne donc de l'existence d'une grossesse. Sa concentration augmente dans les urines 6 à 8 jours après la fécondation. Le seuil de détection varie selon les tests, les plus précis peuvent détecter une grossesse très précocement ; pour la plupart d'entre eux, il est toutefois conseillé d'attendre le deuxième ou le troisième jour de retard de règles.

Ces tests urinaires ne sont pas infaillibles : dans 1 à 2 % des cas, ils peuvent indiquer un résultat erroné. Un test de grossesse est qualifié de « faux positif » lorsqu'il annonce une grossesse alors que la femme n'est pas (ou plus) enceinte. Ce cas est très rare ; beaucoup moins fréquent que les « faux négatifs » qui  indiquent une absence de grossesse chez une femme qui est pourtant enceinte.

Le test sanguin est quant à lui fiable à 100 % ; il est donc indispensable, à la suite d'un test urinaire positif, d'y recourir. Il permet un dosage précis de la quantité de cette hormone, ce qui permet de dater précisément une éventuelle grossesse.

Dans quelles circonstances survient un test de grossesse « faux positif » ?

En dehors de toute mauvaise utilisation du test, un « faux positif » peut survenir dans différents contextes.

Fausse couche précoce

En début de grossesse, les fausses couches précoces ne sont pas rares (elles concerneraient une grossesse sur quatre). Bon nombre d'entre elles passent inaperçues, car les femmes n'ont pas encore conscience de leur grossesse. Ainsi, si le test de grossesse est réalisé peu de temps après l'avortement spontané, le taux de béta-hCG est encore assez haut pour être détecté.

Grossesse molaire

La grossesse molaire est une anomalie rare qui se produit au moment de la fécondation. Les chromosomes maternels et paternels sont mal répartis dans l'embryon qui, de ce fait, n'est pas viable. Toutefois, elle peut être détectée par le test de grossesse.

Suivi d'un traitement contre l'infertilité

Certains médicaments administrés aux femmes ayant des problèmes de fertilité contiennent de la béta-hCG. Il s'agit de Pregnyl®, Novarel® et Ovidrel®. Ainsi, le test détecte la présence de ce traitement, non une grossesse. Ce « faux positif » peut-il être une source de grande déception pour un couple en attente d'un enfant.

En cas de tumeurs

Certaines tumeurs cancéreuses rares, se développant dans la sphère gynécologique ou ailleurs dans l'organisme, peuvent produire de la béta-hCG en dehors de toute grossesse. Face à un « faux positif », le médecin cherchera toujours à s'assurer de son origine, afin d'écarter cette hypothèse.