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Les forceps sont des instruments métalliques utilisés en obstétrique, lors d'un accouchement. Leur utilisation est conditionnée par la descente de la tête du bébé dans la partie moyenne ou basse du bassin et permet d'aider à l'expulsion du bébé.

Cette technique médicale est devenue banale et fréquente, même si, exceptionnellement, elle peut provoquer quelques complications.

Le point dans notre article.

Forceps : historique et définition

Le terme de « forceps » est un nom latin qui signifie « pinces ». Les forceps ont d'abord été mis au point par les frères Chamberlen au XVIIe siècle : on souhaitait pouvoir aider le fœtus à naître, mais sa survie restait incompatible avec l'emploi de pinces métalliques.

Depuis la fin du XVIIIe siècle, de nombreuses modifications ont été apportées aux forceps :

  • la courbure pelvienne ;
  • l'addition d'un tracteur ;
  • l'évolution du forceps croisé en forceps avec branches parallèles ;
  • des branches convergentes ;
  • des manches de longueur variable.

Il existe aujourd'hui plusieurs types de forceps : des forceps à branches croisées, des forceps à branches convergentes.

Ces instruments métalliques en forme de pinces permettent de saisir la tête du fœtus pour faciliter l'expulsion. Ils ne compriment pas la tête du fœtus. On peut introduire les deux branches séparément puis les articuler et exercer la traction adéquate pour aider la progression et l'expulsion du bébé.

Utilisation des forceps

Les instruments d'extraction, qui regroupent les forceps, la ventouse et les spatules, sont utilisés dans environ 1 accouchement sur 10.

Si ces instruments étaient auparavant utilisés dans les accouchements difficiles, ils le sont aujourd'hui pour dégager plus facilement la tête et faciliter l'expulsion.

Quand utilise-t-on les forceps ?

On utilise les forceps en fin d'accouchement, pour écarter les parois vaginales. Ce sont des instruments que l'on privilégie pour accélérer la naissance.

L'indication du forceps est surtout liée à des difficultés de l'enfant à sortir quand il est déjà bien engagé dans le bassin de la mère :

  • quand l'accouchement prend plus de temps que prévu et que les efforts expulsifs sont inefficaces ;
  • si les contractions ne sont plus efficaces au moment de l'expulsion ;
  • dans le cas de certaines naissances prématurées ;
  • en cas de fatigue de la mère ou du bébé avec anomalie du rythme cardiaque fœtal et/ou suspicion de souffrance fœtale ;
  • en cas de pathologie maternelle.

Une fois la nécessité d'utiliser les forceps établie, il faut que certaines conditions soient réunies :

  • rupture de la poche des eaux ;
  • dilatation complète à 10 cm ;
  • engagement de la tête du bébé.

En revanche, il existe également des contre-indications à l'utilisation des forceps :

  • en cas d'absence de contractions ;
  • si l'examen radiologique du bassin de la mère montre que l'accouchement par voie basse n'est pas favorable.

Technique d'utilisation des forceps

C'est le médecin obstétricien qui utilise les forceps. Leur utilisation se fait sous anesthésie.

  • Chaque cuillère est lubrifiée puis introduite dans le vagin et positionnée de chaque côté de la tête du bébé, symétriquement.
  • Elles sont ensuite reliées entre elles pour former une pince.
  • Le médecin peut alors imprimer des mouvements de traction en même temps qu'une contraction et une poussée.
  • Une fois la tête du bébé suffisamment descendue, on retire les forceps et l'accouchement se poursuit normalement.

Forceps : complications possibles

L'utilisation des forceps n'est pas douloureuse et ne présente pas de risques particuliers. Les complications qui peuvent exister sont dues à une mauvaise utilisation des forceps.

Cependant, il faut conserver à l'esprit qu'il peut y avoir des complications pour la mère :

  • déchirures vaginales ;
  • déchirures cervicales (rares) ;
  • déchirures vulvo-périnéales ;
  • déchirures utérines (exceptionnelles) ;
  • déchirures tissulaires des espaces péri-génitaux ;
  • apparition d'hématomes (qui peut être différée à quelques jours) ;
  • incontinence urinaire et/ou anale (complications secondaires, tardives).

Des complications pour l'enfant sont également possibles :

  • hématome du cuir chevelu ou facial ;
  • blessures cutanées ;
  • lésions neurologiques intracérébrales ;
  • lésions osseuses du crâne ;
  • paralysie des nerfs crâniens ;
  • atteinte de l'œil.

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