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La clarté nucale est une petite zone située au niveau de la nuque du fœtus, entre la peau et le rachis. Cet espace apparaît lors du premier trimestre de la grossesse avant de se résorber naturellement. Effectuée à temps, sa mesure permet au médecin de dépister certaines anomalies congénitales. Lesquelles ? Comment se déroulent les mesures et quels peuvent être les résultats ?

Clarté nucale : à quoi ça sert ?

La clarté nucale est une zone occupée par un liquide. Comme elle ne renvoie aucun écho lors de l’échographie (on dit alors qu’elle est « anéchogène »), elle apparaît en noir, derrière le crâne du fœtus. La mesure de son épaisseur apporte au médecin échographiste de nombreuses informations.

En étudiant l’épaisseur de la clarté nucale, le médecin peut ainsi être alerté sur plusieurs malformations dont pourrait souffrir le fœtus, notamment :

  • la trisomie 21, les trisomies 13 et 18 ;
  • le nanisme ;
  • certaines malformations cardiaques.

En association à un examen sanguin, l’épaisseur de la clarté nucale permet d’estimer plus précisément le risque de trisomie : plus la clarté nucale est épaisse, plus le risque de trisomie est élevé.

Quand effectuer la mesure de la clarté nucale ?

Il est impératif, et même obligatoire pour l’échographiste de mesurer la clarté nucale entre la 11e et la 13e semaine d’aménorrhée (SA) plus six jours. Au-delà, la clarté nucale risque d’avoir disparu, empêchant ainsi toute mesure.

L’examen a normalement lieu lors de la première échographie et doit se dérouler dans des conditions précises :

  • le fœtus doit occuper au moins 80 % de l’écran ;
  • il doit se présenter de profil.

C’est pourquoi cette mesure peut prendre du temps à établir.

Comment interpréter les résultats de l'échographie de la clarté nucale ?

Si la clarté nucale mesure plus de 3 mm d’épaisseur, elle peut être considérée comme anormale en fonction de différents facteurs, tels que :

  • l’âge de la mère : plus elle est âgée, plus les risques sont importants ;
  • le terme de la grossesse : mesurée à 11 semaines d’aménorrhée, la clarté nucale est en effet moins développée qu’à 13.

Mais à ce stade, aucun diagnostic ne peut encore être posé. Des examens complémentaires sont alors nécessaires pour évaluer le risque de malformation du fœtus.

Clarté nucale épaisse : et après ?

Pour préciser cette mesure, le médecin prescrira à la mère une prise de sang afin de connaître les taux de PAPP-A (Pregnancy-Associated Plasma Protein-A) et de bêta-hCG (hormone chorionique gonadotrope). Cette combinaison permet d’atteindre un taux de détection de 90 %, contre 75 % pour l’examen de la clarté nucale seul.

À la vue des résultats, et si les risques cumulés sont supérieurs à 1/250 (un enfant atteint pour 250 femmes enceintes dont le résultat de dépistage est identique), le médecin proposera à la mère d’effectuer des examens supplémentaires afin d’analyser le caryotype du fœtus  :

  • une biopsie de trophoblaste, ou « choriocentèse » ;
  • une amniocentèse.

Si le caryotype est normal, le médecin prescrira alors une échographie cardiaque et morphologique afin de préciser le diagnostic. De même, l’échographiste portera une attention particulière au développement de l’anatomie du fœtus durant le deuxième trimestre.

Pour en savoir plus :

  • Le dépistage de la trisomie 21 en pratique : découvrez quels sont les examens pratiqués et les nouveaux tests proposés.
  • Tout savoir sur les types de malformations du fœtus, leurs causes et les moyens de les dépister.
  • Amniocentèse, choriocentèse, échographie cardiaque : tous ces examens rentrent dans le cadre du diagnostic prénatal. Faites le point avec des experts en consultant notre article.
  • Pour mener à terme votre grossesse dans les meilleures conditions, un rappel sur les étapes clés du suivi de grossesse.

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