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En France, les accouchements sous péridurale représentent environ 80 % de la totalité des accouchements (INSERM, 2011). Un taux qui est parmi les plus élevés en Europe.

Les raisons d'un accouchement sans péridurale sont multiples : choix de la patiente, indications médicales, manque de temps pour la poser, ou même un manque d'informations sur les alternatives possibles pour limiter la douleur.

Ainsi, les accouchements sans péridurale sont fréquents. Mais alors, à quoi s'attendre ? Comment s'y préparer ?

Accouchement sans péridurale : qu'est-ce que la péridurale ?

La péridurale est une anesthésie loco-régionale. Elle consiste en l'injection d'une solution anesthésiante entre les vertèbres et la dure-mère (enveloppe méningée la plus externe).

Dans l'idéal, on la pose lorsque le col de l'utérus est dilaté entre 3 et 7 cm.

Elle implique une surveillance de la mère et du bébé : la pose d'une perfusion et d'un sonde urinaire, ainsi que l'administration d'ocytocine (hormone qui augmente les contractions).

Sûre, elle présente tout de même quelques limites :

  • elle n'agit pas toujours en totalité ;
  • elle peut rendre les contractions moins efficaces ;
  • elle augmente le nombre d'interventions médicales (ventouses, forceps, épisiotomie).

Elle se heurte aussi à quelques contre-indications :

  • troubles de la coagulation sanguine ;
  • prise de médicaments anti-coagulants ;
  • hémorragie ;
  • infection proche du point d'injection ;
  • anomalie des vertèbres.

Préparation à un accouchement sans péridurale

Il est possible d'accoucher sans péridurale, en raison d'un choix personnel, de contre-indications médicales, ou aussi parce que votre bébé arrive trop vite. Dans ce cas, il est bon d'avoir été préparée !

Choisir le bon hôpital

Si vous faites le choix d'accoucher sans péridurale, il peut être mieux de choisir l'endroit où vous accoucherez en fonction de ce choix : le personnel sera mieux à même de vous accompagner efficacement, les procédures sont adaptées à des accouchements physiologiques.

S'informer

Quand on pense accouchement sans péridurale, on pense "douleur". Oui, mais connaître les raisons de cette douleur, comprendre le déroulement précis de ce qui se passe permet de sortir de l'inconnu, de limiter ses peurs et, souvent, de diminuer la douleur.

Et puis, s'informer c'est aussi : prendre en considération les solutions alternatives à la péridurale : administration de gaz hilarant, injection d'opiacés.

Préparation

Une préparation est très recommandée pour n'importe quel accouchement. Les 8 séances de préparation classique sont remboursées par la Sécurité Sociale.

Il existe différentes sortes de préparation parmi lesquelles vous trouverez celle qui vous aidera le mieux pour le jour de votre accouchement :

  • la méthode "classique" : elle apprend le déroulement de la naissance pas à pas, d'un point de vue physiologique et à travers des exercices pratiques ;
  • l'hypnose : elle permet de réduire la douleur d'environ 50 % et surtout l'anxiété de 50 à 80 % ;
  • l'haptonomie, qui prône la mise en relation affective par le toucher ;
  • la méthode Bonapace, qui implique beaucoup le papa dans l'accouchement pour aider la maman à réduire sa douleur par des massages, la création d'autres points de douleur, l'aide à la respiration et à la relaxation ;
  • la sophrologie : elle utilise la respiration et des techniques de relaxation musculaire ;
  • le yoga prénatal, qui allie apprentissage de postures et de respiration ;
  • le Qi-gong, qui associe mouvements lents et respiration ;
  • le chant prénatal.

Certaines permettent de préparer le corps, de le tonifier et de lui apprendre l'endurance :

  • l'homéopathie ;
  • l'acupuncture : pour aider à déclencher le travail, réduire sa durée et les douleurs qui l'accompagnent ;
  • la préparation en piscine ;
  • l'ostéopathie, qui facilite la mobilité de la maman.

Conseils pour un accouchement sans péridurale : détente, relaxation, sérénité

Faire participer le papa le jour de l'accouchement

De la part du papa, des paroles d'encouragement, un massage ou une implication encore plus active avec la méthode Bonapace par exemple, aideront beaucoup la maman.

Sa participation aux cours de préparation est souhaitable.

Respirer !

Ces semaines de préparation vous auront donné une arme essentielle : la respiration.

Celle-ci permet de ne pas focaliser sur la douleur, ni se laisser diriger par elle. Elle entre pour beaucoup dans l'utilisation de différentes techniques de relaxation pendant l'accouchement.

Gagner en sérénité et en détente

Au cours de votre préparation, vous aurez l'occasion d'apprendre des techniques de relaxation qui vous permettront encore une fois de limiter la douleur ou du moins de ne pas en avoir peur.

Rester active

De même, ne pas rester immobile dans une position donnée permet d'apprivoiser un peu plus la douleur. En :

  • marchant ;
  • changeant de position ;
  • effectuant des mouvements sur un ballon ;
  • prenant un bain ;
  • utilisant les méthodes naturelles : homéopathie, acupuncture.

Il faut également savoir écouter son instinct, ne pas avoir peur de crier si ça soulage, et bientôt, votre bébé dans les bras, la douleur sera vite oubliée.

Pour en savoir plus :

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