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Plus la grossesse avance, plus on a envie de tenir enfin bébé dans ses bras. Il faut pourtant qu'il reste encore au chaud quelques semaines. En effet, un accouchement prématuré peut avoir des conséquences à court et à long terme.

Qu'en est-il pour un bébé qui naît à 35 semaines d'aménorrhée (SA) ?

Trois degrés de prématurité

En France, de 6 à 8 % des bébés naissent prématurément. Les causes sont diverses : accident, âge de la mère, tabagisme, causes physiologiques, grossesse multiple, etc. On distingue trois stades dans la prématurité :

  • extrême prématurité : bébé né avant 28 semaines d'aménorrhée ;
  • grande prématurité : bébé né entre 28 et 33 semaines d'aménorrhée ;
  • prématurité moyenne : bébé né entre 33 et 37 semaines d'aménorrhée.

Au-delà, on parle d'accouchement à terme. Si le bébé reste durant plus de 42 semaines (SA) dans le ventre de sa mère, il y a dépassement du terme et un déclenchement peut être envisagé.

Prématuré 35 SA : quels risques pour le bébé ?

En cas de prématurité, des risques de décès et de séquelles (notamment neurologiques) existent. Toutefois, à 35 semaines d'aménorrhée, ils sont très limités, et la plupart des bébés s'en sortent bien. Néanmoins, durant leurs premiers jours, voire leurs premières semaines de vie, ils méritent une attention soutenue.

En effet, ils n'ont pas terminé leur développement in utero et certaines de leurs fonctions risquent de ne pas être suffisamment matures :

  • Respiration : si l'accouchement prématuré était prévu, la mère aura bénéficié d'une piqûre de corticoïdes pour aider à la maturation des poumons. Sinon, bébé aura peut-être besoin d'aide pour respirer.
  • Déglutition : bébé peut avoir des difficultés à déglutir. Il aura donc des problèmes à la fois pour se nourrir (téter est difficile) mais aussi pour respirer. La prématurité peut notamment aggraver un reflux gastro-œsophagien (RGO).
  • Digestion : les fonctions digestives sont les dernières à arriver à maturation. Un bébé né prématuré préférera le lait maternel, plus facile à digérer. Il faudra lui en donner souvent, en très petites quantités. Il peut être sujet au RGO ou aux coliques, raison pour laquelle on propose parfois une supplémentation en probiotiques (la Société européenne de gastro-entérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique ne recommande pas l’utilisation de souches probiotiques de Saccharomyces boulardii chez les nourrissons prématurés).
  • Régulation de la température : à cet âge, bébé peut avoir du mal à se réchauffer. Il peut avoir besoin d'aide.

Prématuré 35 SA : couveuse ou pas ?

Tous les bébés sont différents : certains nés à 35 SA auront besoin d'aller en couveuse et d'avoir une sonde pour se nourrir ; d'autres se contenteront d'un matelas chauffant et pourront rester avec leur maman.

Dans tous les cas, il faut prévoir un séjour en maternité allongé et un suivi médical renforcé. On considère qu'un bébé né prématurément restera à l'hôpital, en moyenne, jusqu'à la date fixée pour le terme de la grossesse. À 35 SA, c'est donc 4 semaines.

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