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Accoucher dans un environnement chaleureux qui rappelle le confort de la maison, en bénéficiant du soutien de la sage-femme qui a accompagné le déroulement de la grossesse, sans être entravée par de multiples appareils médicaux... Les maisons de naissance, actuellement expérimentées en France, apportent une réponse adaptée à ces attentes exprimées par un nombre croissant de femmes.

Tout ce qu'il faut savoir avec notre astuce.

L'accouchement, un événement très médicalisé

Depuis de nombreuses décennies, la quasi-totalité des femmes accouche en milieu médical, hôpitaux et cliniques. La prise en charge de cet instant se traduit par :

  • La pose d'un monitoring, pour suivre les contractions et le rythme cardiaque de bébé. Il oblige la femme à rester allongée.
  • La mise en place d'une perfusion, pour pouvoir injecter à tout moment différents médicaments. Elle entrave également la liberté de mouvement.
  • Le recours quasi systématique à la péridurale. Si cette anesthésie permet de ne plus ressentir la douleur des contractions, elle peut ralentir le travail et couper la femme des sensations de son corps.
  • Dans la moitié des cas, une rupture artificielle de la poche des eaux.
  • Parfois le déclenchement de l'accouchement, à l'aide d'hormones, qui n'est pas toujours justifié médicalement.
  • La réalisation d'actes médicaux qui ne sont pas anodins, comme l'épisiotomie, l'utilisation d'instruments pour faciliter la sortie du bébé, etc.

Les couples ont ainsi parfois du mal à s'approprier cet instant, qui est plus subi que vécu pleinement. Si ces actes ont un intérêt médical, leur systématisation à tendance à déshumaniser la naissance. Et la dimension de rentabilité économique conduit parfois à précipiter certains processus, au détriment du confort des parents.

Maisons de naissance : une solution alternative

Les maisons de naissance représentent une solution alternative intermédiaire entre l'accouchement à domicile et l'accouchement en maternité. Elles offrent un cadre propice pour une naissance moins médicalisée, plus naturelle, tout en garantissant un accompagnement étroit par des professionnels et des bonnes conditions de sécurité pour la mère et l'enfant.

Elles assurent le suivi au cours de la grossesse, lors de l'accouchement et dans la phase postnatale : aide à la mise en place de l'allaitement, suivi du bébé, rééducation périnéale de la maman...

Une gestion par des sages-femmes autonomes

La prise en charge médicale des femmes n'est pas assurée par des médecins gynécologues, mais par des sages-femmes. Elles sont en mesure de :

  • surveiller le développement du fœtus et la santé de la future maman, de dépister d'éventuelles pathologies ou complications ;
  • prescrire les examens nécessaires et les éventuels traitements médicamenteux.

Une, parfois deux sages-femmes référentes suivent chaque femme, afin de créer un lien étroit particulièrement rassurant.

Un accouchement physiologique

L'accouchement dans une maison de naissance n'est possible que pour les femmes dont la grossesse se passe normalement. Il se déroule sans anesthésie : différents équipements spécifiques sont proposés aux femmes pour faciliter le travail et se détendre, comme des baignoires, des ballons pour faire travailler le bassin, des dispositifs pour se suspendre, se balancer, etc.

Non entravées par les dispositifs médicaux, les femmes peuvent évoluer librement pour faciliter la dilatation du col de l'utérus, trouver les positions les plus adaptées pour soulager la douleur des contractions.

Au moment de l'expulsion, des positions plus physiologiques que la position gynécologique classique sont proposées sur le côté, accroupie, grâce à un tabouret...

Les maisons de naissance sont toujours associées à une maternité partenaire, afin de permettre une prise en charge médicalisée rapide en cas d'urgence.

Les maisons de naissance en France

S'il existe des maisons de naissance à travers le monde, notamment aux États-Unis où elles sont apparues en 1975, au Canada, en Australie, mais aussi dans différents pays d'Europe (Allemagne, Royaume-Uni, Belgique, Suède, Pays-Bas...), elles ne sont pas encore autorisées en France.

Cependant, l'Assemblée Nationale a donné son accord le 28 novembre 2013 pour une expérimentation de ces structures pendant 5 ans.

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